100 milliards : Jensen Huang met les points sur les i
Bon, faut qu'on parle du feuilleton qui secoue la tech en ce moment. Vous vous rappelez du méga-deal de 100 milliards de dollars annoncé en septembre dernier entre Nvidia et OpenAI ? Le projet qui devait assurer à OpenAI une puissance de calcul quasi-infinie pour les dix prochaines années. Eh bien, Jensen Huang, le boss de Nvidia, vient de sortir l'extincteur pour calmer tout le monde.
Le mec a été cash à Taipei : les 100 milliards, c'était « en aucun cas un engagement ». En gros, ils ont reçu l'invitation, ils étaient « honorés », mais ils vont investir « progressivement », au cas par cas. Bref, Nvidia ne va pas vider son compte en banque d'un coup pour les beaux yeux de Sam Altman. Surtout que dans les couloirs, ça murmure que Jensen n'apprécie pas trop le manque de discipline commerciale d'OpenAI et la concurrence féroce d'Anthropic ou Google.
« Ils nous ont invités à investir jusqu'à 100 milliards de dollars et, bien sûr, nous étions très heureux et honorés de cette invitation, mais nous investirons progressivement. »
Un deal "gelé" mais pas mort
Sur le papier, c'était beau : Nvidia devait construire 10 gigawatts de puissance de calcul pour OpenAI. En échange, OpenAI louait les puces sur le long terme. Mais là, c'est au point mort. Pourquoi ? Parce que chez Nvidia, ça commence à flipper de trop dépendre d'un seul client et de se taper les autorités antitrust sur le dos. Imaginez le cocktail : le roi des puces (80% du marché) qui s'allie au roi de l'IA... ça fait forcément grincer des dents à Bruxelles et Washington.
⚠️ Nvidia examine désormais chaque levée de fonds « au cas par cas ». Exit le chèque en blanc de 100 milliards, place à la prudence stratégique.
Du coup, ils changent de fusil d'épaule. On ne parle plus de 100 milliards d'un coup, mais d'un investissement en capital de "quelques" dizaines de milliards dans la levée de fonds actuelle. Ça permet de rester potes sans se marier pour l'éternité. Pendant ce temps, Amazon rôde et pourrait injecter 50 milliards pour gratter une part du gâteau.
GPT-5 : La bête est lâchée
Pendant que les patrons comptent leurs sous, OpenAI a balancé la purée avec GPT-5. Et là, on ne rigole plus. On parle d'une fenêtre de contexte de 1 million de tokens. Pour vous donner une idée, tu peux lui balancer dix romans ou tout le code source d'un énorme projet, et il analyse tout d'un coup.
Les scores aux tests sont lunaires : 92% sur le test de culture générale (MMLU) et 95% en programmation. Le truc est "multimodal natif", donc il traite le texte, l'image, le son et la vidéo en même temps sans ramer. Et le plus fou ? Ils cassent les prix : -40% sur les tarifs pour essayer de tuer la concurrence (Claude 4 et Gemini Ultra 2).
💡 L'ambition d'OpenAI : Sam Altman reste prudent sur l'AGI et parle pour l'instant de « capacités émergentes » plutôt que d'Intelligence Artificielle Générale. Mais les analystes de Goldman Sachs voient déjà loin : « L'IA générative pourrait représenter 30% des revenus cloud de Microsoft d'ici 2028 ».
Le mot de la fin
Microsoft rigole dans son coin (leur action a pris 8%) parce qu'ils possèdent presque la moitié d'OpenAI. Mais pour Nvidia, le message est clair : « Je crois en OpenAI. Leur travail est incroyable. C'est l'une des entreprises les plus influentes de notre époque », déclare Jensen Huang, mais on va garder un œil sur notre portefeuille.
💾 Interrogé sur sa supposée colère contre la boîte de Sam Altman, Jensen Huang a simplement répondu que c'était « absurde ». Le porte-parole de Nvidia enfonce le clou : « Nous sommes le partenaire privilégié d'OpenAI depuis 10 ans. Nous sommes impatients de continuer à travailler ensemble ».
On est en pleine guerre des prix et des data centers. OpenAI vise une valorisation de 830 milliards de dollars (oui, vous avez bien lu), mais avec un Nvidia qui joue la prudence, le paysage de l'IA pourrait être plus fragmenté que prévu.
Et vous, vous êtes Team Nvidia prudent ou Team OpenAI ambitieux ? Dites-nous tout dans les commentaires !
