Le 15 janvier 2026 restera gravé comme le jour où la Force a basculé. Kathleen Kennedy, la productrice aux 120 nominations aux Oscars, quitte la présidence de Lucasfilm. Si Hollywood salue une carrière de géante, les fans de Star Wars, eux, poussent un soupir de soulagement qui s'entend jusqu'aux confins de la Bordure Extérieure. Entre héritage dilapidé et rendez-vous manqués, l'heure du bilan a sonné.
La "Reine de l'Amblin" face au défi d'une vie
Lorsqu'en 2012, George Lucas vend son empire à Disney pour 4 milliards de dollars, il ne choisit pas Kathleen Kennedy par hasard. Elle est la protégée de Spielberg, l'architecte de E.T., Indiana Jones et Jurassic Park. Elle a l'ADN des blockbusters qui nous ont fait rêver dans les années 80 et 90. Mais diriger un studio de production n'est pas la même chose que de porter une vision artistique.
Sous son ère, Star Wars a rapporté gros : 5,9 milliards de dollars au box-office pour seulement cinq films. Sur le papier, c'est une réussite insolente. Dans le cœur des fans de 16 à 45 ans, c'est une autre histoire.
Qui se souvient du temps où chaque sortie Star Wars était un événement mondial, où l'on campait devant les cinémas ? L'ère Kennedy aura marqué la fin de cette magie spontanée...
Le "Cimetière des Projets" : Un gâchis créatif monumental
L'une des plus grandes critiques formulées contre Kennedy restera son incapacité à stabiliser une direction créative. Son mandat a été marqué par une valse de réalisateurs sans précédent :
- Solo : A Star Wars Story : Le limogeage de Lord et Miller en plein tournage a abouti à un film tiède et au premier échec commercial de la saga.
- Rian Johnson : Sa trilogie annoncée en grande pompe est officiellement enterrée. Kennedy pointe aujourd'hui l'agressivité des réseaux sociaux pour justifier le départ du réalisateur, oubliant que c'est l'absence de plan global pour la postlogie qui a créé ce chaos.
- Le film sur Kylo Ren : On apprend aujourd'hui l'existence d'un projet avorté, The Hunt for Ben Solo, avec Steven Soderbergh et Adam Driver. Un film jugé trop "audacieux" par les pontes de Disney sous l'ère Kennedy.
- La série The Acolyte : Leslye Headland n'aura pas du tout réussi à convaincre avec son incursion dans la Haute République, transformant ce qui devait être une enquête mystique et sombre en un naufrage narratif qui aura fini de fracturer la fanbase. En tentant de déconstruire le mythe des Jedi sans en maîtriser les fondations, la série est devenue le symbole de cette ère où l'idéologie et les quotas semblaient parfois primer sur l'onirisme et la cohérence galactique.
En voulant plaire à Wall Street et sécuriser des dividendes, Kennedy a transformé Star Wars en une machine à recycler, sacrifiant l'âme de la saga sur l'autel de la rentabilité immédiate.
"Tout est possible à celui qui croit", cite-t-elle aujourd'hui en évoquant ces projets abandonnés. Mais après 14 ans, les fans ont cessé de croire en sa parole.
L'effondrement de Willow et Indiana Jones
L'héritage Kennedy ne s'arrête pas à la Guerre des Étoiles. Sous sa direction, Lucasfilm a tenté de faire revivre ses autres pépites. Le résultat est cuisant :
- Willow : Une série au ton décalé qui n'a pas trouvé son public et qui a été purement et simplement supprimée du catalogue Disney+. Un manque de respect total pour l'œuvre originale.
- Indiana Jones et le Cadran de la Destinée : Un baroud d'honneur poussif pour Harrison Ford qui, malgré ses qualités, a montré que la "recette Kennedy" ne parvenait plus à capturer l'esprit d'aventure des années 80.
Ressusciter des franchises cultes sans comprendre ce qui les rendait magiques, c'est prendre le risque de salir leur mémoire. Et c'est exactement ce qui s'est passé.
"C'est la faute des fans" : L'ultime fausse note
Dans son interview d'adieu, Kathleen Kennedy ne déroge pas à sa ligne de défense : les échecs seraient dus à une "petite minorité bruyante" et à des attentes démesurées. En affirmant que les fans veulent toujours "la même chose", elle semble ignorer que ce sont ces mêmes fans qui ont porté aux nues The Mandalorian et Andor, deux projets où elle a dû laisser la bride sur le cou à des créatifs comme Dave Filoni et Tony Gilroy.
Elle part en laissant une licence fatiguée, mais qui respire enfin grâce à sa propre éviction. En nommant Dave Filoni à la présidence créative, Disney admet implicitement que l'ère Kennedy n'a pas su comprendre ce qui faisait battre le cœur de Fantasia ou de la Force.
Un Nouvel Espoir nommé Filoni
Le départ de Kennedy n'est pas une simple fin de contrat, c'est un aveu de la nécessité de revenir aux sources. Dave Filoni, le chapeau de cow-boy vissé sur la tête, devient le gardien du temple. Protégé de George Lucas, il a prouvé avec The Clone Wars et Ahsoka qu'il savait mélanger respect du lore et innovation.
Kathleen Kennedy restera une productrice immense, mais comme présidente de Lucasfilm, elle sera celle qui aura "trop trait la vache", finissant par lasser même les plus fervents admirateurs. Le Campus tourne la page sans regret, prêt pour une nouvelle ère où l'on espère enfin retrouver la magie de l'inattendu.
Mais que nous réserve exactement cette nouvelle ère ? Quels films et séries vont marquer les prochaines années de la saga ? Découvrez-le dans notre prochain article consacré aux projets Star Wars à venir !
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