Près de dix ans après le film, Turbo Kid est revenu foutre le bronx en 2024… et cette fois, c’est donc sur PC. Un bon p’tit jeu Pixels, taillé sur mesure par Outerminds (ceux derrière Tuber Simulator), avec les créateurs du film à bord. Résultat ? Un kiff rétro, sincère et généreux, qui rend justice à l’univers du Kid.
Du pixel à l’ancienne, mais zéro poussière
Visuellement, c’est un grand plongeon dans les années 80, (sans les lags trololo). Le jeu adopte un pixel art soigné, qui colle parfaitement à l’ADN du film : couleurs bien pétantes, animations aux petits oignons, et surtout, cette vibe 16-bit qui donne l’impression d’avoir ressorti ta Super Nintendo du grenier.
Mais ici, ce n’est pas juste une question de style. Toute l’ambiance suit : les bruitages, les menus, la zik’ synthwave… ça transpire la passion du rétro. Pas de clin d’œil forcé, pas de nostalgie racoleuse : c’est naturel, ça vit, et ça fait mouche.
Le Wasteland ? Toujours aussi barjo
Et c’est ça qu’on veut dans du Post-Apo ! Tu reprends le guidon dans la peau du Kid, quelque part après le film (ou pas, c’est flou, et c’est bien comme ça), et tu repars explorer un Wasteland qui n’a rien perdu de sa folie.
Au programme : du combat, de la collecte, des zones à débloquer, des Tox à latter et des objets à bricoler. C’est un mélange de side-scrolling, de rogue-lite et de gameplay old school bien huilé. Et ça marche.
Le personnage de Turbo Kid tient lui-même beaucoup des jeux vidéo, dont Megaman [...], qui est une inspiration évidente dans le film. — Anouk Whissell, Roadkill Superstars
L’histoire reste discrète, on n’aura pas de blabla inutile. On est là pour rouler, bastonner, améliorer son matos et profiter de l’univers, pas pour écouter des monologues sur trois écrans de texte.
Ton vélo, c’est ton arme. Littéralement.
Le vélo, dans Turbo Kid, c’est pas juste un moyen d’aller du point A au point B. C’est ton prolongement, ton arme et ton outil de survie. Ton bolide de l’apocalypse.
Tu vas sauter des ravins, éviter des pièges, tailler dans le tas à coups de guidon, ajouter des lames, des propulseurs, des boucliers, bref : tu transformes ton BMX en mecha low-tech.
Le gameplay est simple, fluide, et super efficace. Tu meurs, tu recommences, tu t’améliores. Chaque run te rapproche un peu plus du run parfait. Et franchement, on s’en lasse pas.
Fidèle au film jusqu’au bout des pixels
On retrouve tous les éléments du film : le ton barré, la violence cartoon, les gadgets faits maison, les lieux cultes revisités. Et les villages délabrés, avec un peu de vie, au milieu de rien.
Les devs ont même glissé des mini-jeux, des secrets planqués et quelques références bien senties. Le jeu ne cherche pas à faire plus que ce qu’il est. Il sait d’où il vient, et il le revendique à fond.
Le pixel art, c’est l’esthétique qu’il nous fallait. Si ça avait été en 3D, ou dessiné, ça n'aurait pas eu le bon effet. [...] Là, c’est comme si c'était un vieux jeu, mais fait présentement. — François Simard, Roadkill Superstars
C’est une aventure à lancer sans pression, pour se faire plaisir, redécouvrir le Wasteland, ou simplement faire quelques tricks en BMX tout en explosant des Tox avec un lance-clous.
Ce qu’il faut retenir
Turbo Kid – Le Jeu, c’est pas un gros AAA qui crame 80 millions en effets spéciaux. C’est un jeu qui connaît son public, respecte le film, et prolonge l’univers avec justesse, fun et passion. Le tout dans une formule respectueuse, accessible et pleine de clins d’œil bien sentis.
Et si t’as pas encore maté le film, passe lire la première partie du dossier sur le site. Ça te donnera envie d’y plonger.
Et si tu veux en savoir plus sur ce que tout ça a déclenché dans la pop culture… reste dans les parages : la troisième partie arrive très vite.
Allez, à très vite dans le Wasteland, j’prépare mon vélo.
Tu as dévoré les deux premières parties ? Ne t'arrête pas en si bon chemin ! On termine cette épopée avec notre troisième et dernier article sur le sujet : Turbo Kid (3/3) : Mon avis : Du cœur, du culot et une sacrée dose de plaisir
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