Top 5 Jeux de Management PC (1990–1995) à Moins de 10€ – Les Tycoon Classiques en 2026
Les années 1990-1995 ont été des années d'éveil exceptionnelles dans les jeux vidéo. En termes d'évolution graphique et de création de nouveaux genres, ça partait dans tous les sens, et pour la première fois, il y avait vraiment des jeux "pour tout le monde". Les FPS, les STR, les jeux de gestion s'amélioraient tous en même temps. Les bécanes commençaient à être un peu plus puissantes qu'avant, et la plupart des jeux étaient abordables, souvent disponibles à moins de 10 euros aujourd'hui sur GOG ou Steam.
Quand je parle d'"années d'éveil", c'est parce que 1995-2000 sera la continuité directe de ces cinq premières années, une continuation qui sublimera la plupart des titres fondateurs. Mais ces fondations sont là, les genres sont définis, les entreprises qui feront l'histoire sont nées, les grandes sagas débutent, et l'esprit multijoueur est pour ainsi dire né dans ces années.
Le city builder en particulier doit énormément à cette période. SimCity avait posé les bases dès 1989. Mais entre 1990 et 1995, le genre explose dans toutes les directions : la Rome antique avec Caesar, le Moyen Âge avec The Settlers, l'espace avec Utopia et Outpost, la modernité isométrique avec SimCity 2000. Cinq façons différentes de bâtir quelque chose à partir de rien, de regarder grandir ce qu'on a créé.
Voici les cinq titres qui ont fondé ce genre pour ma génération, tous disponibles pour moins de 10 euros, et souvent bien moins !
Ce qu'il faut retenir : le sommaire rapide
Voici les cinq meilleurs city builders PC entre 1990 et 1995 à moins de 10 euros, avec leur note et leur prix actuel en 2026 :
| # | Jeu | Année | Prix 2026 | Plateforme |
|---|---|---|---|---|
| 1 | SimCity 2000 Special Edition | 1993/95 | 5,45€ (promo 2,69€) | GOG uniquement |
| 2 | Caesar II | 1995 | 5,59€ | GOG uniquement |
| 3 | The Settlers (History Edition) | 1993 | 4,99€ | Ubisoft Store uniquement |
| 4 | Outpost | 1994 | Abandonware légal | My Abandonware |
| 5 | Utopia : The Creation of a Nation | 1991 | Abandonware légal | My Abandonware |
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Les 5 meilleurs city builders PC (1990-1995)
1. SimCity 2000 (1993) : le pilier urbain moderne
💾 Cette vue isométrique permettait de tout "raconter" d'une ville, à la façon d'un Transport Tycoon Deluxe, sauf que cette fois-ci, au lieu de gérer les transports entre les villes, on pouvait façonner une ville entière tout seul, en étant un gamin. Et là, c'était libre cours à l'imagination. On pouvait se faire son petit hameau très joli très travaillé, avec sa rue préférée, ses maisons préférées, et à côté, une grosse ville façon Manhattan. Personne ne nous imposait rien. C'était notre monde, notre règle, notre rythme.
Et tout était follement animé. Il y avait du trafic partout, on recevait des journaux sur ce qu'il se passait à droite et à gauche dans la ville, des rapports financiers débarquaient, on améliorait nos cités au fur et à mesure. Le jeu me donnait la sensation d'être sans fin : on pouvait passer des heures et des heures, juste à regarder notre ville grandir sous nos yeux. J'imagine que ça a dû créer des vocations d'architectes urbains.
Ce qui est remarquable avec SimCity 2000, c'est le bond accompli par rapport à l'original de 1989. Will Wright, le père du genre, avait codéveloppé cette suite avec Fred Haslam en passant d'une vue 2D plate à une vue isométrique en trois quarts, une révolution visuelle qui donnait enfin du relief, de la profondeur, de la vraie vie aux constructions. Les couches souterraines font leur apparition pour la première fois, permettant de poser des canalisations et des lignes de métro. Les bâtiments se diversifient massivement : hôpitaux, prisons, écoles, bibliothèques, musées, stades, zoos, arcologies futuristes. Le journal interne du jeu, qui vous informait des sondages et des problèmes des habitants avec un humour typiquement Maxis, était un petit chef-d'œuvre à lui seul.
Le succès a été tel que le jeu fait aujourd'hui partie de la collection permanente du Museum of Modern Art de New York, aux côtés de Pac-Man et Tetris. Will Wright lui-même avait décrit ses créations comme des "digital playgrounds" (des aires de jeu numériques) et c'est exactement ce qu'était SimCity 2000. En 1995, il a remporté l'Origins Award du meilleur jeu de stratégie sur ordinateur.
💡 Pourquoi y jouer en 2026 ? SimCity 2000 reste le point d'entrée idéal pour découvrir l'histoire du city builder. L'interface a bien sûr vieilli, mais la logique de jeu est toujours brillante, et le plaisir de voir sa ville grandir case après case ne s'est pas érodé. La version Special Edition (1995) sur GOG inclut le SimCity Urban Renewal Kit pour modifier les graphismes, et des scénarios supplémentaires. C'est aussi une excellente alternative aux city builders modernes souvent bien plus chers. Compatible Windows 11 via DOSBox intégré : un double-clic suffit !
🕹️ Prix et plateforme : SimCity 2000 Special Edition est disponible à 5,45€ sur GOG (actuellement en promo à 2,69€). Non disponible sur Steam. Acheter SimCity 2000 Special Edition sur GOG au meilleur prix.
2. Caesar II (1995) : l'école historique romaine
💾 Caesar II a été un vrai choc pour moi. C'est le tout premier des city builders historiques sur lesquels j'ai posé les mains. Et à cette époque-là, j'étais au collège, et évidemment comme tout le monde, on apprenait tout sur l'Empire romain : les aqueducs, les légions, les places de marché, l'économie, l'architecture. Et là, BAM, Caesar II arrive à la maison. J'avais devant moi quelque chose de concret, à la fois éducatif.
Venant de l'Amstrad CPC 464 puis 6128 quelques années auparavant, je n'ai jamais eu aucun mal avec les jeux "pixels", bien au contraire. Et ces jeux-là devenaient de plus en plus beaux. Il n'y a qu'à voir l'évolution de Caesar I à Caesar II, qui a tout changé en un très court laps de temps. Et je le redis, on apprenait vraiment énormément en jouant. Ce n'est pas pour rien qu'après ça, je suis devenu hyper fan de Pharaon, puis de Zeus et Poséidon, et enfin d'Empereur : L'Empire du Milieu. C'est une vraie saga, un vrai bond dans le passé qui nous était offert, à portée d'enfant.
Le jeu vous place dans les sandales d'un gouverneur romain chargé de transformer une province en cité florissante. Chaque habitant a des besoins précis : de l'eau (puits, aqueducs), de la nourriture (marchés, industries), de la sécurité (garnisons, patrouilles), de l'éducation, du divertissement (théâtres, cirques, arènes). Plus votre population grandit, plus ses exigences montent : les riches citoyens qui s'installent réclament des thermes luxueux et des amphithéâtres. Et en arrière-plan, il faut aussi gérer la dimension militaire : défendre la province contre les invasions barbares, lever des légions, positionner des forts aux bons endroits.
Ce qui rendait Caesar II unique parmi les city builders de l'époque, c'est cette double dimension : être à la fois maire de sa ville et général de son armée. SimCity 2000 vous donnait la liberté totale mais sans contexte. Caesar II vous imposait un cadre historique précis qui rendait chaque décision significative. Construire un aqueduc, ce n'était pas juste un bonus de bonheur, c'était aussi comprendre pourquoi les Romains avaient révolutionné la distribution d'eau dans le monde antique.
Le moteur développé par Impressions Games pour cette série a ensuite servi de base à Pharaon (1999) et Zeus (2000), les autres chefs-d'œuvre de la saga que vous connaissez peut-être mieux. La filiation est directe et documentée.
💡 Pourquoi y jouer en 2026 ? Caesar II tourne via DOSBox sur GOG : installation simple, compatible Windows 11. C'est également une excellente alternative aux jeux de stratégie historique modernes souvent bien plus onéreux. Si vous voulez une entrée plus accessible dans cet univers, Caesar III (1998, abandonware) ou le remake Augustus Edition sur Steam sont d'excellentes alternatives qui modernisent l'expérience tout en restant dans l'esprit.
🕹️ Prix et plateforme : Caesar II est disponible à 5,59€ sur GOG. Non disponible sur Steam. Acheter Caesar II sur GOG au meilleur prix.
3. The Settlers (1993) : le maître de la logistique
💾 Settlers, vraiment, quelle belle saga ! Je les ai tous faits, en commençant évidemment par le premier. À chaque épisode, une vraie évolution : que ce soit dans les graphismes ou dans le gameplay. Les mécaniques étaient nouvelles, il a fallu apprendre à jouer pour conquérir de nouvelles terres, comprendre le système des bâtiments à poser aux meilleurs endroits possibles, et où placer les tours pour gagner en territoire.
Aussi connu sous le nom de Serf City: Life is Feudal en Amérique du Nord (parce que les éditeurs américains avaient décidé que "The Settlers" sonnait trop doux pour leur marché), c'est le jeu qui a inventé le concept de chaîne de production organique dans le city builder. Tout ce que vous voyez dans Anno 1602, dans Knights and Merchants, dans les Settlers suivants, ça vient de là.
Ce qui m'avait vraiment attiré dans ce jeu, c'était probablement l'ambiance Moyen Âge et ces graphismes mignons comme tout. On voyait sa petite cité sortir de rien, et chaque péon faire des allers-retours en laissant son empreinte dans le sol, ce qui définissait des chemins entre les installations. Les bâtiments étaient très attirants visuellement, et le vent dans les arbres rendait le tout vraiment vivant, en plus des settlers qui fourmillaient partout. Les musiques et les sons étaient très agréables, surtout que les parties pouvaient durer très longtemps, plusieurs heures ! Ce sont des jeux pour personnes à tempérament calme : si vous cherchez un jeu où ça explose de partout, piou piou pan pan, passez votre chemin !
Le créateur du jeu, Volker Wertich, n'était qu'un étudiant quand il a soumis sa démo à Blue Byte. Il avait pris une année sabbatique de ses études pour se concentrer sur le projet, et le jeu final fait tourner des centaines de settlers simultanément avec une fluidité remarquable, le tout codé en assembleur dans un unique exécutable Amiga de plus de 70 000 lignes. Computer Gaming World lui a attribué 4,5 étoiles sur 5 en soulignant "le modèle économique médiéval le plus réaliste jamais intégré dans un jeu vidéo". Le jeu s'est vendu à plus de 400 000 exemplaires sur Amiga et DOS.
Le principe est d'une élégance rare : vous ne contrôlez jamais directement un seul settler. Vous posez des bâtiments, vous tracez des routes, vous définissez des priorités, et les settlers s'organisent eux-mêmes. Le bûcheron fournit le bois au scieur, le scieur fournit les planches au charpentier, le charpentier fabrique les outils nécessaires au mineur, le mineur extrait le fer, le forgeron en fait des épées pour les chevaliers qui étendront votre territoire. Cassez un maillon et toute la chaîne s'effondre !
💡 Pourquoi y jouer en 2026 ? La History Edition est la meilleure façon d'y jouer en 2026 : graphismes remasterisés, interface modernisée, compatible Windows 11 nativement, sans DOSBox. C'est la solution la plus simple du lot, et une excellente porte d'entrée sur les jeux de gestion PC pas chers. C'est en partie ce jeu qui, plus tard, me fera complètement craquer pour Knights and Merchants et son extension The Peasant Rebellion... sur lesquels on reviendra en détails, promis !
🕹️ Prix et plateforme : The Settlers History Edition est disponible à 4,99€ sur le Ubisoft Store uniquement (pas sur Steam ni GOG). Acheter The Settlers History Edition sur le Ubisoft Store.
4. Outpost (1994) : le chef-d'oeuvre inachevé de Sierra
Celui-là, je suis passé à côté : je ne le connais que de nom et de vidéos YouTube. Tout ce que je peux dire, c'est que plus tard je suis tombé sur Space Colony, que j'ai adoré, et qui quelque part doit en être un peu inspiré. Mais Outpost est un jeu Sierra, et je ne pouvais pas le laisser de côté. En plus, cette ambiance spatiale changeait complètement de tout ce qu'on trouvait à côté.
L'histoire d'Outpost est fascinante... et tragique. Sierra avait promis quelque chose d'extraordinaire : un jeu de science-fiction "hard", c'est-à-dire basé sur de vraies données scientifiques, co-développé avec Bruce Balfour, un ancien ingénieur de la division des sciences spatiales de la NASA. C'était quelqu'un qui avait réellement travaillé sur des programmes de sondes galactiques. L'ambition était de créer la simulation de colonisation planétaire la plus réaliste jamais conçue. Sans Internet pour déjà vérifier les promesses, on achetait sur la foi des annonces.
Le pitch tient la route : un astéroïde géant baptisé "Le Marteau de Vulcain" fonce sur la Terre. La dernière tentative pour le dévier, un tir nucléaire massif, le fend en deux au lieu de cinq morceaux. Résultat : au lieu de détruire la surface, il anéantit carrément la planète. Une corporation décide d'envoyer un vaisseau porteur des derniers survivants de l'humanité coloniser un autre monde dans la galaxie. Vous êtes le responsable de ce dernier avant-poste de l'humanité : l'Outpost. Complètement fou comme scénario !
En vue isométrique proche de SimCity 2000, il fallait construire tous les bâtiments d'une colonie souterraine (la surface hostile imposait des tunnels de connexion), gérer l'air, la nourriture, l'énergie, le moral des colonistes, la recherche technologique. Un manuel de jeu absolument complet vulgarisait des dizaines de concepts scientifiques réels : atmosphères planétaires, terraformation, nanotechnologie, propulsion spatiale. Rien que pour lire ce manuel, le jeu valait le détour.
⚠️ Et puis Sierra a dit "Ship it"... avant que le jeu soit terminé. Des dizaines de fonctionnalités décrites dans le manuel et les reviews preview n'existaient tout simplement pas dans le jeu final. La diplomatie avec la colonie rebelle ? Non disponible. Les routes à construire ? Non disponibles. Le Mass Driver pour lancer des marchandises en orbite ? Le rail n'existait pas. En 1996, Computer Gaming World a qualifié Outpost du pire jeu de l'histoire de l'industrie, et l'a surnommé "le plus grand économiseur d'écran jamais créé". C'est une des leçons les plus douloureuses de l'histoire du jeu vidéo sur les dangers de la hype, du rush to market, et des promesses non tenues.
Et pourtant... l'idée était magistrale. La science derrière le jeu était réelle. La vision de Balfour était ambitieuse de façon légitime. Outpost 2 : Divided Destiny (1997) a corrigé beaucoup des problèmes du premier, mais sans jamais retrouver l'élan espéré.
💡 Pourquoi y jouer en 2026 ? Pour l'histoire du jeu vidéo, et pour le manuel, une pièce de culture scientifique populaire à part entière. Techniquement, Outpost reste disponible en abandonware légal gratuit sur My Abandonware. Les droits appartiendraient à Microsoft via les rachats successifs de Sierra. La communauté Outpost Universe est encore active en 2026 avec des patches et des mods.
🕹️ Prix et plateforme : Outpost (1994) est disponible en abandonware gratuit sur My Abandonware. Non disponible sur Steam ni GOG.
5. Utopia : The Creation of a Nation (1991) : la colonisation spatiale avant l'heure
J'ai raté ce jeu, et c'est vraiment dommage. Mais on ne peut pas tout faire ! Découvrir qu'Utopia, sorti en 1991, avait fait quelque chose de vraiment unique que même Outpost n'a pas réussi à reproduire trois ans plus tard, ça a été quelque chose.
Celestial Software, un petit studio britannique dont peu de gens parlent encore, a livré en 1991 quelque chose que SimCity n'avait pas : un city builder avec une dimension militaire complète, dans un univers de science-fiction planétaire. On était Administrateur de Colonie sur une planète lointaine. L'objectif était de faire monter le Quality of Life de vos colons à 100%. Pour ça, il fallait construire des sources d'énergie, du logement, des usines, des hôpitaux, des lieux de divertissement, et maintenir la sécurité.
Mais Utopia allait plus loin. Sur chaque planète, une race extraterrestre hostile tentait aussi de coloniser le territoire : des races différentes selon les scénarios, avec des stratégies d'expansion différentes. Il fallait donc aussi être un général : construire des chars, des vaisseaux de combat, recruter des espions pour infiltrer la colonie ennemie et récupérer des informations sur ses points faibles. La gestion des ressources était liée à la gestion militaire : dépenser en hôpitaux ou en tanks ? Développer la recherche civile ou l'armement ? Chaque décision avait un coût d'opportunité.
La présentation du jeu était en "cartes" carrées entre lesquelles on naviguait, une vue de dessus isométrique légère, avec des sprites colorés et charmants pour l'époque, un peu à la Populous. Le jeu était sorti d'abord sur Amiga (où il était considéré comme l'un des meilleurs titres de la plateforme), puis porté sur Atari ST et DOS, et même sur Super Nintendo en 1993.
Ce qui rend Utopia historiquement important, c'est qu'il a précédé de trois ans Outpost tout en proposant un résultat bien plus fonctionnel, et qu'il a influencé une génération de jeux de colonisation SF. Il avait même eu une extension : Utopia: The New Worlds, avec dix missions supplémentaires. La communauté de joueurs qui l'a découvert à l'époque en parle encore avec une affection réelle.
💡 Pourquoi y jouer en 2026 ? Utopia est disponible en abandonware légal gratuit sur My Abandonware. Les droits appartiendraient à Atari SA via les rachats successifs de Gremlin Interactive. La version DOS tourne sous DOSBox sans difficulté. Pour une expérience plus fluide, la version Amiga (via un émulateur) est considérée par les puristes comme la meilleure.
🕹️ Prix et plateforme : Utopia : The Creation of a Nation est disponible en abandonware légal gratuit sur My Abandonware. Non disponible sur Steam ni GOG.
Tableau comparatif complet
Voici les cinq meilleurs city builders PC entre 1990 et 1995, à moins de 10 euros, pour jouer aujourd'hui sur PC moderne :
| Jeu | Année | Prix 2026 | Plateforme |
|---|---|---|---|
| SimCity 2000 Special Ed. | 1993/95 | 5,45€ (promo 2,69€) | GOG uniquement |
| Caesar II | 1995 | 5,59€ | GOG uniquement |
| The Settlers History Edition | 1993/2018 | 4,99€ | Ubisoft Store |
| Outpost | 1994 | Gratuit (abandonware) | My Abandonware |
| Utopia : The Creation of a Nation | 1991 | Gratuit (abandonware) | My Abandonware |
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Comment jouer à ces city builders sur PC en 2026 ?
DOSBox, GOG et solutions modernes
La grande majorité de ces jeux ont été conçus pour MS-DOS ou Windows 3.1, mais jouer en 2026 est plus simple qu'on ne le pense.
SimCity 2000 sur GOG intègre DOSBox préconfiguré : double-clic, et le jeu démarre. Le zoom et la rotation de carte fonctionnent parfaitement. Caesar II sur GOG fonctionne de la même façon, avec DOSBox intégré. Une interface en anglais, mais le jeu est suffisamment intuitif pour s'y retrouver rapidement.
The Settlers History Edition sur le Ubisoft Store s'installe comme n'importe quel jeu moderne, nativement Windows 11, pas de DOSBox, graphismes remasterisés. C'est la solution la plus simple du lot.
Pour Outpost et Utopia (versions abandonware), téléchargez DOSBox sur dosbox.com ou DOSBox-X pour une meilleure compatibilité Windows 11. Installez le jeu dans un dossier, configurez le montage dans DOSBox, lancez l'exécutable. Des tutoriels YouTube spécifiques à chaque jeu existent pour vous guider pas à pas.
💡 Conseil général : GOG reste la référence pour les jeux rétro PC pas chers disponibles commercialement : ils pré-configurent DOSBox et garantissent que ça tourne sous Windows 11. Pour les abandowares, My Abandonware est le site de référence en termes de légalité et de qualité des archives.
Où acheter ces city builders au meilleur prix en 2026 ?
Pour SimCity 2000 et Caesar II, GOG est la seule option commerciale. Steam ne les propose pas. Les prix sont déjà très bas (5 à 6 euros), et les promos sur GOG font régulièrement descendre ces titres à 2 à 3 euros. Pour surveiller les baisses de prix, le site IsThereAnyDeal.com est votre meilleur allié : il agrège les prix et vous alerte lors des Steam Sales et des soldes GOG.
The Settlers History Edition est exclusif au Ubisoft Store : ni Steam, ni GOG. À 4,99 euros, c'est un excellent rapport qualité-prix pour avoir l'ensemble du premier opus remasterisé avec tous les correctifs.
Pour Outpost et Utopia, la question ne se pose pas : ce sont des abandonwares légaux, disponibles gratuitement sur My Abandonware et d'autres sites de préservation. Les éditeurs originaux n'ont pas renouvelé leurs droits commerciaux.
🕹️ Bons plans : surveillez également les Humble Bundles thématiques rétro PC, qui proposent régulièrement des packs de jeux de gestion classiques pour quelques euros. Ces bundles sont souvent la façon la plus économique d'acquérir plusieurs clés GOG ou Steam d'un coup.
FAQ : les questions les plus posées
SimCity 2000 est-il meilleur que le premier SimCity ?
Différent, plutôt que meilleur. L'original de 1989 a une pureté et une accessibilité que certains lui préfèrent encore. SimCity 2000 ajoute la vue isométrique, la profondeur souterraine, et beaucoup plus de types de bâtiments, mais aussi plus de complexité. Pour découvrir le genre en 2026, partez sur SimCity 2000.
Caesar II ou Caesar III pour commencer la saga ?
Caesar III (1998) est généralement recommandé comme point d'entrée : interface plus moderne, mécaniques plus raffinées, encore plus de fidélité historique. Mais Caesar II a un charme et un aspect militaire que le III a un peu atténués. Si vous êtes curieux des racines, commencez par le II. Si vous voulez la meilleure expérience de jeu, Caesar III est excellent.
Outpost est-il vraiment le pire jeu jamais sorti ?
Non, cette réputation est exagérée. Le jeu a des défauts réels (fonctionnalités manquantes, bugs, lenteur) mais l'idée de base reste brillante et le manuel scientifique fascinant. C'est un jeu qui mérite d'être connu pour son histoire autant que pour son gameplay.
The Settlers est-il jouable en 2026 pour quelqu'un qui n'y a jamais joué ?
Oui, via la History Edition. L'absence de tutoriel dans l'original reste un obstacle, mais des guides sont disponibles en ligne. Si vous voulez commencer la saga avec une version plus accessible, The Settlers II (aussi dans la History Edition) est souvent recommandé comme point d'entrée idéal par la communauté.
Des fondations qui ont tout construit
Entre 1990 et 1995, ces cinq jeux ont défini les règles du genre city builder, chacun à leur façon. SimCity 2000 a montré qu'une ville pouvait être un monde en soi. Caesar II a prouvé que l'histoire pouvait être un terrain de jeu extraordinaire. The Settlers a inventé la chaîne de production autonome. Outpost a rêvé trop grand et payé le prix fort. Et Utopia avait tout compris quatre ans avant tout le monde, sans que beaucoup s'en souviennent.
La continuité de ces jeux est partout dans ce qu'on joue encore aujourd'hui. Cities: Skylines descend directement de SimCity. Les Total War historiques ont hérité de l'ambiance de Caesar. Anno descend des Settlers. La lignée est directe, documentée, et fascinante à retracer.
Ce qui est remarquable, c'est que ces titres restent d'excellentes alternatives aux city builders modernes souvent bien plus onéreux. Pour quelques euros, on accède à des dizaines d'heures de jeu, à une époque où les mécaniques de base étaient pensées pour durer.
La semaine prochaine : les city builders de la période 1995-2000 : Anno 1602, Pharaon, Caesar III, Zeus, Theme Hospital... La génération qui a sublimé toutes ces fondations.
💡 Si vous aimez ce type de jeux, notre Top 5 des jeux de management PC (1990-1995) couvre les Tycoon de la même époque : Transport Tycoon, Capitalism, Railroad Tycoon. Une lecture qui s'enchaîne parfaitement avec celle-ci.
Et vous, c'était quoi votre premier city builder ? Est-ce que vous étiez plutôt Romain avec Caesar, ou médiéval avec The Settlers ? Dites-le en commentaires, j'ai hâte de lire vos souvenirs !
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